Pour moi, la photographie retient les instants d'une histoire vécue par le moyen d'une image qui est langage universel.

 

 

 

Je ne vis pas dans ce rêve impersonnel où les média et la publicité nous plongent, parce que pour moi la vie incline à la recherche, à la philosophie et à la piété. Elle me propulse dans un courant auquel je ne peux pas échapper.

 

Ma pratique allie à la fois la performance et la photographie documentaire, elle produit des réactions toujours, des frictions parfois et je conçois mon engagement comme une provocation du regard.

 

A cette attitude personnelle je donne le nom de Grieblisme.

 

 

 

Mon sujet principal est la personne humaine.

 

Je photographie comme d'autres racontent avec des mots ou mettent le monde en question.

 

En ce qui concerne la femme, par exemple, je cherche à surprendre sa réalité à travers le rôle qu'elle joue, ce rôle où la morale sociale et celle de la religion l'ont confinée.

 

D'une manière générale, je suis attentive aux visages, aux postures que les êtres humains adoptent dans le quotidien. Retrouver le naturel derrière l'écorce sociale des "ego".